75 MARATHONS EN 75 JOURS

« Pour bon nombre d’entre nous, courir un marathon, c’est l’objectif d’une année. C’est ce qui rend cet exploit phénoménal », confie Jean-Claude Lerche, président de l’ACPI, Association des coureurs du parc d’Isle. « Notre association est jumelée avec celle de Moltby en Angleterre où court Ray (Matthews). On le connaît depuis plusieurs années et les échanges entre les deux clubs sont fréquents. Quand Ray nous a présenté son projet et son souhait de réserver deux de ses 75 marathons à Saint-Quentin, tous les copains ont répondu présent pour le soutenir. »
Si le soutien de l’ACPI a été aussi franc, c’est que derrière ce challenge se cache une action humanitaire. Ray Matthews tente, tout au long de ses courses, de rassembler 75000 livres sterling (environ 86000 euros) pour venir en aide aux enfants lourdement handicapés de sa région. Cet ingénieur, et artiste peintre à ses heures, a déjà participé à des courses de 100 km, à Londres, ou au Maroc. Avec ce défi, il parcourra en l’espace de 75jours 3164 km. Ce samedi et dimanche, ce sont les seuls marathons que Ray aura courus hors Angleterre. Lundi, il a retrouvé Rotherham pour les 24 courses restantes.

« Je n’aurai réussi mon défi que si je réunis les fonds pour les enfants lourdement handicapés de ma commune »
Lors de la réception du marathonien en mairie de Saint-Quentin, l’adjoint aux Relations internationales, Alexis Grandin, a souligné les relations qui unissent les deux clubs. « Les villes de Saint-Quentin et Rotherham sont jumelées, mais les liens sont encore renforcés quand des associations de chaque commune suivent les mêmes rails d’amitié. Aujourd’hui, Saint-Quentin est fière de vous recevoir et vous félicite pour l’aventure que vous avez décidé de vivre. »
Ray Matthews en a profité pour préciser ce qu’était réellement son challenge. « Je n’aurai réussi mon défi que si je parviens à réunir les fonds pour les enfants lourdement handicapés de ma commune. Cet argent servira à refaire en matière synthétique et sécurisante le sol de la cour de l’école. Également à acquérir des équipements spéciaux encore manquants aujourd’hui. » Sans cacher une tendresse naturelle pour les enfants défavorisés, il dit mettre ses capacités à leur service et ne considère pas son challenge comme un exploit. Juste un geste qu’il espère utile.

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